Arearea de Gauguin, deux Tahitiennes assises et un chien rouge sur fond jaune, à côté d'une bille MesBilles Gauguin de 16 mm jaune à ruban bleu

Peintres
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Fin octobre 1888, Paul Gauguin arrive à Arles pour vivre et travailler avec Van Gogh dans la Maison jaune. Il achète de quoi peindre.

Vincent l'écrit à son frère Théo : Gauguin a pris « 20 mètres de toile très forte ».

Ce détail domestique, noté en passant dans une lettre, allait devenir un siècle plus tard une pièce à conviction.

Le rouleau partagé, retrouvé par une machine

Les éditeurs scientifiques des lettres de Van Gogh ont identifié cette « toile très forte » : c'était du jute grossier, de la toile à sac. Les deux peintres se la sont partagée en parts égales et y ont travaillé presque exclusivement jusqu'à épuisement du rouleau, en décembre.

Jusque-là, c'est de l'histoire de l'art classique. Puis un logiciel s'en est mêlé.

En comptant automatiquement les fils de chaîne et de trame de dizaines de toiles, chaque rouleau ayant sa signature de tissage, des chercheurs de l'Art Institute of Chicago (s'ouvre dans une nouvelle fenêtre) ont pu établir que trois tableaux proviennent du même rouleau : Arlésiennes (Mistral) et Van Gogh peignant des tournesols, de Gauguin, et Le Semeur, de Van Gogh.

Deux peintres, trois tableaux, un seul rouleau de toile à sac. La preuve n'est pas dans les archives : elle est dans le tissu.

Un insecte de 1888, pris dans la couleur

En novembre 2024, le Van Gogh Museum (s'ouvre dans une nouvelle fenêtre) a publié l'examen technique d'un petit tableau de Gauguin, Le Petit chat, peint lui aussi sur jute.

La radiographie a montré que les fils de la toile sont déformés en arcs sur trois côtés seulement. Or une toile tendue sur un châssis se déforme sur ses quatre bords. Le quatrième côté a donc été découpé, probablement par Gauguin lui-même : ce format étroit est le reste de quelque chose de plus grand.

L'examen a révélé autre chose. Un scarabée du XIXe siècle est pris dans la matière picturale, vraisemblablement piégé alors que la peinture était encore fraîche. Et des traces d'encre de journal, laissées par un rentoilage il y a plus d'un siècle.

Une toile à sac, un insecte, un vieux journal : voilà ce qu'un tableau garde quand on sait le regarder.

Les Alyscamps de Gauguin, allée d'arbres jaunes et orange à Arles avec des promeneuses, et une bille MesBilles Gauguin de 25 mm jaune à ruban bleu

Deux titres, deux humeurs

Deux détails sont tenus par le musée d'Orsay.

Quand il expédie Les Alyscamps à Théo van Gogh, son marchand, il le baptise par ironie « Paysage ou Trois Grâces au Temple de Vénus ».

Et quand Arearea est montré à Paris en novembre 1893, c'est un échec : ses titres en langue tahitienne agacent nombre de ses amis, et le chien rouge du premier plan déchaîne les sarcasmes. L'accueil parisien ne l'a pas fait changer d'avis : Gauguin continuait à tenir cette toile en très haute estime, au point de la racheter lui-même en 1895, avant de quitter l'Europe pour de bon.

Et nos billes Gauguin dans tout ça ?

Nous les avons appelées Gauguin pour ce jaune posé en aplat, sans dégradé, qui ne s'excuse pas d'être là.

Taille Ce qu'on y voit Fiche produit
16 mm verre jaune et ruban bleu Bille Gauguin 16 mm
25 mm verre jaune et ruban bleu Bille Gauguin 25 mm

Toutes deux sont vendues à l'unité.

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Pour aller plus loin

Chez MesBilles

Sources

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Mascotte Ronde MesBilles

L'œil MesBilles

Un jaune qui ne s'excuse pas d'être là : c'est exactement ce que nous cherchons quand nous choisissons une bille à l'unité.

Voir les billes d'Art aux jaunes en aplat →

Illustrations MesBilles : billes du catalogue, vendues à l'unité, photographiées à côté des œuvres citées, toutes dans le domaine public.

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